Bonne Année 2008 à tous !

décembre 31, 2007

France 2007: Bling-bling, ADN, Benzema et les banlieues

décembre 31, 2007

karim-benzema-ol-17.jpgdna.gifbanlieues_en_feu_1.jpg2007 a été une année assez chargée en France. Elle a vu le candidat qui s’indignait faussement sur la grande chaîne de télévision contre « ceux qui excisent leurs filles et égorgent leur mouton dans la baignoire » accéder à l’Elysée. Nicolas Sarkozy sera le premier et l’unique président au monde à créer un ministère liant immigration et identité nationale. Son ami de 30 ans, Brice Hortefeux, ira plus loin en utilisant l’ADN dans le cadre du regroupement familial. La visite en Algérie du président français a été accueillie froidement par la presse et la population.

Qui fait la France ? : Eux, aussi

Parce que leur dégoût s’ennuie, parce que les aménageurs de spectacles n’enrichissent pas leurs simagrées, dix jeunes auteurs ont décidé de bousculer les règles. Razane Mohamed, Ouazène Samir, Goumane Dembo, Mahany Habiba, Boulin Jean-Eric, Amellal Karim (que les lecteurs d’El Watan connaissent bien), El Bahji Khalid, Ryam Thomté, Guène Faïza et Rachedi Mabrouk refusent la soumission médiatique, la flagornerie politique, le nombrilisme intellectuel. Ils ont créé le collectif Qui fait la France ?. Une aventure à la fois militante et littéraire. Le collectif Qui fait la France est né d’indignations communes et de coïncidences. Qu’ils soient des auteurs publiés ou des débutants, les membres de ce collectif partagent le goût d’une littérature du réel, sociale et revendicative, militante pour une reconnaissance sensible des territoires en souffrance et de ses habitants et plus largement pour tous ceux qui n’ont pas de voix au chapitre dans le pays des droits de l’homme.

Cinéma : L’Ennemi intime

C’est le film de l’année sur l’Algérie. Florent-Emilio Siri, avec un scénario de Patrick Rotman, signe un film à la fois pédagogique et grand public. Avec un sujet aussi sensible encore douloureux dans les mémoires, le réalisateur marchait sur un terrain miné. Il a su éviter les pesanteurs et les poncifs. En 1959, les opérations militaires s’intensifient en Kabylie. Un lieutenant idéaliste prend le commandement d’une section de l’armée française. Il y rencontre un sergent blasé. Leurs différences et la dure réalité du terrain vont vite mettre à l’épreuve les deux hommes. Perdus dans une guerre sans nom (à l’époque, on disait les événements d’Algérie), ils vont découvrir qu’ils n’ont comme pire ennemi qu’eux-mêmes. Miroir déformant. Mohamed Fellag est tout simplement époustouflant de justesse dans ce film. Il a su donner une profondeur et une épaisseur impressionnantes à son personnage. Comédien tragique.

Polémique : Les Africains, ces grands enfants

Après Tintin au Congo, Sarko à Dakar. Devant les yeux médusés de son hôte Abdoulaye Wade, le président se lance dans un discours aux relents racistes, alignant les caricatures et les poncifs dignes d’Hergé des années 1940. Un discours, signé Henri Guaino, critiqué jusqu’à l’ONU. En gros, les Africains manqueraient d’intelligence et ne seraient pas entrés de plain-pied dans le XXIe siècle, qu’ils s’acharnent à faire des gestes répétitifs depuis des millénaires, qu’ils subissent toujours la nature au lieu de la dompter comme l’homme blanc. Les Africains, ces grands enfants. Limite s’ils ne rient pas tout le temps, ne s’entretuent pas pour un rien. Les intellectuels africains ont reçu les messages comme il fallait s’y attendre : colère et indignation. Le discours de Dakar est pour les Africains ce que le Kärcher est pour les banlieues. Encore une colonisation positive qui ne passe pas.

Sport : Benzema, de la tête et des pieds

Il a le geste de Zidane, sa technique, son amplitude jeu. Il est grand, intelligent, construit le jeu et marque des buts. Le nouvel architecte de l’équipe de France de football a 20 ans. Karim Benzema éclipse par sa classe tous ses camarades, à commencer par son complice chez les Bleus, Samir Nasri. Une étoile est née et ne s’éteindra pas de sitôt. Le meneur de l’Olympique de Lyon et des Bleus est convoité par tous les grands clubs européens, notamment par le FC Barcelone et le Real de Madrid. Le gone ne semble pas pressé de quitter son équipe de toujours avec qui il a gagné plusieurs titres. Et l’OL n’a pas non plus l’intention de le laisser partir. Il a disputé son premier match de Ligue des champions en 2005 contre Rosenborg et inscrit son premier but. Il récidive ce mois de décembre en allant marquer par deux fois et en étant à l’origine du 3e but contre Glasgow Rangers en Ecosse.

Livres : Wassyla l’incorruptible

L’essai 2007 est attribué à …. Wassyla Tamzali. L’avocate féministe et militante des droits de l’homme nous a gratifiés avec Une éducation algérienne, de la Révolution à la décennie noire (Gallimard), d’un cadeau unique. Elle nous a réconcilié avec notre algérianité. Son parcours se confond avec celui de l’Algérie. Lutte, indépendance, socialisme, économie de bazar, parenthèse enchantée de Boudiaf, GIA et autres islamistes (au pouvoir ou au maquis) et enfin, la réconciliation sans pardon, sans vérité. C’est le livre de l’année, voire de la décennie concernant l’Algérie. C’est plus qu’une autobiographie, moins ardu qu’un livre d’histoire (surtout l’officielle, celle écrite et dictée par la « Famille révolutionnaire »), très loin d’un journal. C’est tout cela à la fois et plus. Elle nous raconte l’histoire de l’Algérie depuis son indépendance. Wassyla Tamzali est la première intellectuelle à se lancer dans cette aventure périlleuse. Elle s’en sort admirablement avec un talent époustouflant.

Bande dessinée : Carnets d’Orient

Pour la totalité de son œuvre, Jacques Ferrandez est distingué comme le bédéiste de l’année. Il faut dire qu’il n’a pas beaucoup de concurrents dans son registre. Il nous revient avec deux œuvres très fortes. Il continue sa saga sur la guerre d’indépendance avec Carnets d’Orient et relance son ami Rachid Mimouni pour ses Retours à Alger avec beaucoup de bonheur. A lire au plus vite. Le travail sur l’Algérie d’avant l’indépendance de Jacques Ferrandez est tout simplement colossal. Sa série Carnets d’Orient est une œuvre majeure. Avec Dernière demeure, il continue de se pencher sur son pays natal. Un travail impressionnant. Jacques Ferrandez nous invite à nous méfier de l’histoire officielle, à regarder en nous-mêmes, à affronter notre passé avec ses parts d’ombre. Initiative littéraire

Rémi Yacine – ElWatan.com


Rétro 2007: l’explosion de Benzema, Ben Arfa et Nasri

décembre 30, 2007

Le France-Autriche du 28 mars 2007, match amical peu médiatique, a marqué une date importante dans le football français, avec la première sélection de Nasri et Benzema, le premier offrant une passe décisive pour le second, permettant ainsi à la génération née en 87 de prendre ses marques.Depuis, Ben Arfa a lui aussi rejoint ses petits camarades en sélection. On n’a pas fini d’entendre parler de ce trio, qui a marqué 2007 et sera sans doute au rendez-vous de 2008, que ce soit en club ou chez les Bleus.

. Benzema: l’explosion. Karim Benzema a eu 20 ans en décembre. Et le monde du football semble déjà à ses pieds. Sa jeunesse, ses progrès, sa classe folle et son efficacité ont presque fait oublier cette année que Franck Ribéry est devenu la coqueluche du championnat allemand avec le Bayern Munich ou que Thierry Henry a battu le record de buts en Bleu de Michel Platini (le joueur du Barça en est maintenant à 44). Pour Benzema, fan de Ronaldo, l’année 2007 aura été celle de toutes les émotions. Il a marqué ses 3 premiers buts en Bleu (pour 8 sélections), s’est hissé en tête des buteurs de la L1 (12 buts en 18 journées) avec Lyon et s’est fait une place de choix sur les DVD de tous les recruteurs européens avec son premier doublé en Ligue des champions le 12 décembre à Glasgow face aux Rangers, tuant le match et permettant à l’OL de se qualifier pour les 8e de finale (il en est au total à 6 buts en 9 matches de C1 dans sa jeune carrière). La Gazzetta dello sport le place en tête de liste des joueurs le plus convoité en Europe (AC Milan, Inter, Real Madrid, etc…). Et Lyon s’est rendu à l’évidence: le grand avant-centre qui lui manquait, c’est lui, ce joueur formé au club. L’avenir lui appartient.

. Nasri: grandir dans la douleur. Le 6 juin, contre la Géorgie en qualifications à l’Euro-2008, il y a eu une passation de pouvoir: Ribéry a centré pour Samir Nasri, lui permettant d’inscrire son premier but en Bleu (2 au total en 7 sélections). Quelques jours plus tard, Ribéry officialisait son départ pour le Bayern Munich, quittant Marseille où il venait de désigner par cette passe décisive en Bleu le futur dépositaire du jeu de l’OM: Nasri, qui a eu 20 ans en juin. Pour celui qui a été comparé dès son plus jeune âge à Zidane, l’apprentissage est rude. Blessures et virus en tous genres ont parasité son début de saison 2007-08. Mais sa technique incroyable et sa vision du jeu ne demandent qu’a s’exprimer. S’il retrouve tous ses moyens, il devrait aider l’OM à faire un bon parcours en C3 en 2008 et sera probablement du voyage pour l’Euro en Suisse et en Autriche. L’Inter Milan voudrait déjà en faire le remplaçant de Luis Figo selon la Gazzetta.

. Ben Arfa: enfin au premier plan. Longtemps, il a pâti de son image indisciplinée, prenant du retard sur Nasri et Benzema. A la fin de l’été, des journalistes ont demandé à Florent Malouda, alors parti à Chelsea: “Quel joueur faudrait-il recruter pour vous remplacer à Lyon maintenant que vous êtes parti?”. La réponse a fusé tout de suite: “Vous oubliez que Lyon a Ben Arfa”. Le Guyanais avait raison. Ben Arfa, qui a eu 20 ans en mars, est en train de faire son trou en club et en sélection. Appelé en octobre chez les Bleus dans la foulée d’une blessure de Louis Saha, Ben Arfa est passé de sa chambre des Espoirs à Clairefontaine à celle des A. Et il marqué son premier but (le seul pour l’heure) dès sa première sélection contre une pâle équipe des Féroé (battue 6-0) mais après un voyage dantesque qui s’était conclu par un atterrissage mouvementé de l’avion des Bleus à quelques heures du coup d’envoi. Formateur. Il en est à 4 sélections. On le reverra sûrement en Bleu. Même s’il doit encore canaliser un talent bouillant, il fait déjà saliver de grosses écuries européennes. A suivre. AFP


Les Bleus, comme d’habitude – Retro 2007 par Sport24

décembre 30, 2007

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La France, battue par l’Ecosse, s’est cependant qualifiée pour l’Euro, et n’a plus raté de compétition depuis 1994. Les jeunes ont percé, Trezeguet a disparu et Henry a doublé Platini.

Le calme avant la tempête
La nouvelle année débutait par un faux-pas sans conséquences pour les Bleus. En février, l’Equipe de France, privée de plusieurs titulaires en défense, est logiquement battue au Stade de France par une équipe d’Argentine très solide (0-1). La charnière Squillaci-Escudé est un peu courte sur le but de Saviola (15e), tandis que Trezeguet, pour une fois titularisé, est sevré de ballons dans un match forcément particulier pour lui. C’est donc dans le doute que, fin mars, l’équipe de Raymond Domenech se déplace en Lituanie, cette fois pour un match capital. Il lui faut en effet les trois points, notamment après sa défaite en Ecosse en octobre (1-0). Pour cette rencontre jouée sur une pelouse délicate, le sélectionneur surprend de nouveau son monde : Lassana Diarra, de Chelsea, et Abou Diaby, d’Arsenal, sont appelés pour la première fois, le premier étant même aligné d’entrée dans un inédit milieu à trois, aux côtés de Makelele et Toulalan. Nullement impressionné, l’ancien espoir du Havre sort un gros match, Anelka inscrit son 9e but en Bleu, et la France ramène trois points laborieux de Kaunas (0-1).

Trois jours plus tard, la France reçoit l’Autriche, de nouveau en amical. Les futurs adversaires de la Pologne, de la Croatie et de l’Allemagne lors du prochain Euro inquiètent, mais ne s’inclinent que 1-0, sur un but d’un nouveau venu, Karim Benzema, qui, entré à la pause à la place de Djibrill Cissé, signe ses débuts en reprenant victorieusement un ballon d’un autre débutant, Samir Nasri (53e). Un duo qui était appelé à être revu même si, un peu plus de deux mois plus tard, à Saint-Denis contre l’Ukraine, seul le Phocéen est aligné. C’est Ribéry, lancé par Makelele (57e) et Anelka, grâce à un coup du sombrero splendide (71e), qui permettent à la France de prendre la tête de sa poule, avec deux points d’avance sur l’Italie (2-0). Une pôle confirmée par un succès étriqué contre la Géorgie, à Auxerre, grâce au premier but en sélection de Nasri, servi par Ribéry, son compère marseillais pour quelques jours encore (1-0). Il s’agit du premier match de Mickaël Landreau avec la France depuis la grave blessure de Coupet, intérim qui durera tout le reste de l’année.

Qualifiée dans son fauteuil
Les matches du mois d’août sont souvent inintéressants, en raison de l’état de forme tout relatif des joueurs. C’est donc dans l’indifférence quasi générale que la France s’impose en Slovaquie (0-1). La veille, l’équipe de France A’, ressuscitée pour l’occasion, s’était inclinée face à son homologue slovaque sur le même score. C’est Henry qui marque «malicieusement» sur un coup-franc vite joué. Sagna, Mexès, Boumsong ou Evra sont vus ou aperçus lors de ce match, mais aucun d’entre eux ne foulera la pelouse de San Siro, deux semaines plus tard (0-0). Privé de Sagnol, Domenech, relégué en tribune en raison de ses déclarations, quelques jours avant le match («J’ai connu un France – Italie Espoirs, qualificatif pour les JO de Sydney, avec un arbitre acheté. Je me suis rarement fait autant arnaquer. Quand on s’est fait avoir une fois, il existe toujours un doute»), aligne à sa place… Lassana Diarra, qui s’en sort comme un chef. Le match, disputé dans une ambiance tendue, avec dans les tribunes un Materazzi blessé et portant un T-Shirt «I love Paris», débouche sur une souris, malgré une barre d’Inzaghi (34e). Les deux équipes se quittent satisfaites (0-0). Reste aux Bleus à bien négocier la venue de l’Ecosse, quatre jours plus tard.

Disputée au Parc des Princes, enceinte peu habituée cette saison aux succès à domicile, cette rencontre sera identique au match aller. La France, sans Henry, suspendu, dominera stérilement l’ensemble de la rencontre mais ce seront les Scots qui l’emporteront, grâce à une mine du désormais fameux McFadden, mal jugée par Landreau (0-1). C’était la dernière chance pour Trezeguet de convaincre le sélectionneur, mais, de nouveau privé de munitions par l’inaptitude de son équipe à bien centrer, il disparaîtra des autres listes de Domenech. Une contre performance qui place la France à la 3e place, avant ses trois derniers matches. Le premier, disputé après un périple en avion de plus de onze heures, est remporté 6-0 aux Iles Féroé, avec notamment deux buts de Benzema, les premiers de Rothen et Ben Arfa, qui débute en Equipe de France, et le 41e d’Henry, qui égale Platini. Un record définitivement écarté par le néo-Barcelonais, auteur d’un doublé quelques jours plus tard face à la Lituanie, en fin de match à Nantes (2-0). L’info du jour provient cependant de Géorgie, où s’est inclinée l’Ecosse (2-0), ce qui arrange grandement les affaires de la France.

Mi novembre, exemptée de match, la France glane un pénible résultat nul face à un Maroc très fringuant. Govou et Nasri inscrivent les deux buts tricolores tandis que Landreau se troue sur l’ouverture du score de Sektioui (2-2). Le lendemain, c’est devant leur télé – et malgré les consignes de Domenech demandant le contraire – que la France va se qualifier pour l’Euro, puisque l’Italie de Toni et Panucci s’impose en Ecosse (1-2), et finit 1re du groupe. C’est donc un match amical que la France disputera en Ukraine (2-2), match marqué par les buts de Henry et Govou, mais surtout par l’improbable boulette de Sébastien Frey, moins inspiré que d’autres pour ses débuts en Bleu.

Au final, on retiendra de cette saison l’éclosion de Benzema, Nasri et Ben Arfa, mais aussi de Lassana Diarra, les difficultés des Bleus au poste de gardien, où naguère la France pouvait se vanter d’avoir trop de ressource, la qualification bien sûr, la mise à l’écart de Trezeguet et le record de Henry (44 buts). Avec sept succès, trois nuls et deux défaites, 18 buts pour et 6 contre, la France reste dans sa moyenne des années 2000. Un rythme à conserver l’année prochaine, et notamment durant l’Euro…

[Sport24.com]


Les chiffres du foot à la trêve

décembre 29, 2007

Les «petits» à la poursuite de Lyon, les «gros» en bas de tableau, la Ligue 1 marche sur la tête. Et marque toujours aussi peu. Bilan chiffré de la première partie de saison.

Le monde à l’envers

Cela n’existe nulle part ailleurs. Tandis que Nancy (2e, remonté en 2005), Caen (4e, promu), Le Mans (5e, 2005), Valenciennes (6e, 2006) ou Nice (7e, 17e l’an passé) sont tous en course pour les places européennes, Auxerre (15e), le PSG (16e), Lille (17e), Lens (18e) et Sochaux (19e), des clubs aux palmarès autrement plus fournis, luttent pour ne pas accompagner Metz, quasiment déjà condamné, en Ligue 2.

Seul Bordeaux (3e) tient son rang, avec Lyon, même si, avec déjà 4 défaites, et seulement 4 points d’avance sur Nancy, le sextuple champion de France semble un ton en-dessous. Rappelons que l’an passé, ou il avait signé le meilleur départ de l’histoire, il comptait 11 points de plus et comptait 15 points d’avance sur Lens ! Par ailleurs, il avait pris 27 points sur 30 à l’extérieur, contre 16 sur 27 cette année. Résultat, si l’OL possède toujours la meilleure attaque (38), il n’a que la 3e défense (16), derrière Nancy (11) et Nice (14), et juste devant Valenciennes (17). Autant dire qu’il lui faudra faire mieux que l’an passé, ou sa phase retour avait été quelconque (4e de la 2e phase avec 13 points de moins qu’à l’aller), pour conserver son titre.

Derrière, Nancy est un bon dauphin, puisqu’avec 1,84 point par match, il fait mieux que Monaco 2003 (1,76), et Lille 2005 (1,76), autant que Lens 2007 (1,84), et moins que Lens 2002 (1,88) et le PSG 2004 (2). Et ce même si Nancy reste sur 4 matches sans succès…

Buts : toujours à la traîne
Contrairement à l’an passé (163 buts lors des 6 premières journées, 2,72 buts par match), la Ligue 1 a repris ses mauvaises habitudes en début d’exercice : 13 buts lors de la 1re journée, 19 lors de la suivante, il y avait de quoi craindre le pire. Les choses se rétablissaient ensuite, grâce à 4 journées à au moins 25 buts, dont une à 30 (5e), et autant sous les 20 buts, mais jamais en dessous de 18… avant une 19e journée catastrophique (11 buts). Au final, la moyenne de buts atteint 2,16, soit moins que la moyenne des années 2000 (2,26) et surtout très loin de nos voisins européens, comme d’habitude. La faute aux 28 0-0 (1,48 par journées) et surtout aux 35 1-0, score le plus répandu devant le 2-0 (29).

En Europe en effet, c’est un autre monde. L’Espagne (2,56), l’Italie (2,57), la Belgique (2,65), l’Angleterre (2,69), l’Allemagne (2,82) et surtout les Pays-Bas (3,11 !) sont largement devant. Comme d’habitude, parmi les pays «majeurs», seul le Portugal (2,14) nous évite de justesse la lanterne rouge. Pourtant, on note un net progrès chez les buteurs, nettement plus fringants que l’an passé, ou le record de Bernard Zénier en 1987 (meilleur buteur avec 18 buts) avait été pulvérisé (Pauleta, 15 buts). Cette saison, ce total est presque atteint par Benzema, 12 buts, qui a explosé en Ligue 1 comme en sélection, à 20 ans tout juste ! Et ce, sans le moindre penalty, et en seulement 1386 minutes jouées… le Lyonnais a cependant baissé cet automne, avec un seul but depuis la 11e journée. Derrière, Bellion, De Melo, Niang et Elmander (10 buts) confirment le renouveau de nos buteurs, le Sénégalais ayant marqué tous ses buts du pied droit ! Suivent Saïfi et Koné (8), tandis que Savidan compte 6 buts, Dindane, Piquionne et Gomis 5, Koller, Pauleta et Ilan 4. Chapeau au Valenciennois Audel, qui a réussit la performance d’inscrire 6 buts en 447 minutes, soit 4,97 matches !

A noter que l’an passé, à la même époque, les meilleurs buteurs étaient quatre, Bangoura, Dindane, Bodmer et Pagis, tous à 8 buts, avec une différence de buts générale nettement supérieure (2,31) ! Chiffre qui relativise sérieusement la théorie qui affirme que c’est la faute des attaquants si on marque moins de buts en France qu’ailleurs…

En bref
Si Metz maintenait sa moyenne actuelle jusqu’au terme de la saison, il atteindrait 14 points, ce qui constituerait un record. A titre indicatif, Nantes en avait obtenu 34 l’an passé. A la trêve, dans des championnats à 20 clubs, seuls Nice 1997 (10), Lens 1989 (10) et Brest 1980 (8) s’étaient approchés des chiffres messins. Et malheureusement pour les protégés de Carlo Molinari, aucun d’entre eux ne s’était maintenu. Si le FCM veut atteindre les 40 points, qui ne lui garantirait d’ailleurs rien, il devra tourner à 1,74 point par match, soit la moyenne de Bordeaux cette saison…

Metz possède un chiffre terrible : les Lorrains n’ont mené au score que pendant 24 minutes. Dans le même temps, ils ont été menés durant 752 minutes et près de 40 minutes par matches ! La palme revient bien sûr à Lyon, avec 711 minutes devant pour et 238 mené. A noter que Nancy a été mené moins de 9 minutes par match…

Devant, si Sochaux, avec 5 points de retard, peut encore y croire, Lens, 1er relégable, ne concède que 7 points à Lorient, 8e. Quant aux Parisiens, 16es, ils étaient déjà catastrophiques l’an passé sur leur pelouse, puisqu’ils étaient la plus mauvaise équipe à domicile (16 points de perdus au Parc). Cette année, ce n’est pas le cas puisque Metz (2) a pris moins de points dans son stade que le PSG (4)… Les hommes de Le Guen, qui ont perdu 26 points porte d’Auteuil, ont par ailleurs pris 18 points à l’extérieur, meilleur chiffre de Ligue 1 devant Lyon (16) ! A domicile, c’est Nancy qui mène (24) devant Valenciennes et l’OL (23).

L’Afrique, terre de buteurs
En 2005-06, à la trêve, 58,31 % des buts étaient l’œuvre d’étrangers, 6 Français figurant parmi les 26 meilleurs (23 %). L’an passé, le ratio retombait à 50,93 %, avec 9 Tricolores parmi les 16 premiers (56 %). Cette année le chiffre est semblable (51 %), avec 9 Français dans les 21 leaders (42.86 %). Comme d’habitude depuis 1994, l’Afrique se taille la part du lion, mais son chiffre baisse (80 buts, soit 39,21 %, contre 55,05 % la saison dernière) et le Brésil reste le pays le plus représenté (50 buts, comme l’an passé), loin devant la Côte d’Ivoire (19), le Sénégal (16) et la Suède (15). Cette dernière symbolise le retour des Européens dans la course, puisqu’ils talonnent l’Amérique du Sud (60 buts contre 62) alors que l’an passé, l’écart était de 20 buts (39 contre 59).

Chez les passeurs dans le jeu, c’est Gervinho, Leroy et Mouloungui qui mènent le bal avec 5 caviars, devant 4 internationaux, Benzema, Ben Arfa, Nasri et Rothen (4). En Ligue 1, on inscrit 55,5 % des buts sur passe, avec une pointe à Auxerre (87,5 %) et un creux à Sochaux (30,8 %). Enfin, chapeau à Wendel, meilleur gaucher (5 buts) mais aussi meilleur frappeur de coups-francs (3), devant Romaric, Juninho et Savidan (2) ; bravo aussi à Niang, meilleur droitier (10) et à Koller, «casque d’or» de Ligue 1, avec 4 buts de la tête sur… 4. Un carton plein cérébral imité par Luyindula (3/3).

Le mercato, qui démarre le 1er janvier, pourrait une fois de plus modifier en profondeur plusieurs de ces chiffres. Rendez-vous le 12 janvier pour la reprise de la Ligue 1 !

Article Sport24.com 


Foot – L’OL parie sur Delgado

décembre 29, 2007

Selon certaines indiscrétions venues du Mexique, Cesar Delgado sera le premier renfort du leader de la Ligue 1.

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Si Jean-Michel Aulas joue les commissaires priseurs en envoyant son attaquant Fred au PSG, le président lyonnais n’avait pas précisé qu’il tenait en main son remplaçant. En effet, un international argentin devrait débarquer sur les bords du Rhône en janvier pour renforcer l’effectif de l’OL. Il s’agit de Cesar Delgado, 26 ans, star du Championnat mexicain sous les couleurs de Cruz Azul. Il pourra palier le prochain départ de Kader Keita à la CAN. Le gaucho possède l’avantage d’être polyvalent et de jouer aussi bien sur les côtés du milieu de terrain ou en pointe. Il a été sélectionné à vingt reprises en équipe nationale. Delgado a ainsi remporté les Jeux olympiques 2004 d’Athènes aux côtés des Mascherano ou encore Tevez. Ce transfert devrait donc être officialisé dans quelques jours.

Baros reste

Côté départs, l’OL penserait à dégraisser à dose homéopathique mais le possible départ de Fred vers la capitale signifierait le maintien de Milan Baros, priorité de Jean-Pierre Papin, l’entraîneur de Lens. Les Sang et Or pourraient alors se rabattre sur Nadir Belhadj, barré par Fabio Grosso sur le côté gauche de la défense rhodanienne. L’international algérien aspire à retrouver un temps de jeu conséquent et ne serait pas contre l’idée d’un retour dans son club formateur. Lyon a d’ores et déjà fait savoir qu’il excluait un éventuel prêt de son joueur.

[Source France Soir du samedi 29 décembre 2007 ]


Qui est Karim Benzema – La vidéo à ne pas manquer !

décembre 28, 2007

Voici “LE REPORTAGE” qui nous dit qui est vraiment Karim Benzema.


Benzema, Benarfa, Nasri … un Vent de jeunesse sur les Bleus

décembre 28, 2007

Un trio de jeunes joueurs bourrés de talent, chacun dans son registre, a fait irruption en 2007 dans la vie de l’équipe de France pour contribuer à sa qualification à l’Euro 2008.

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Benzema – Benarfa – Nasri : Nouveau trio des bleus

Samir Nasri, meneur de jeu marseillais, a été le premier à s’illustrer au printemps sous le maillot des Bleus par sa qualité de passe et son talent d’organisateur.

Puis Karim Benzema, attaquant lyonnais, a explosé en deuxième partie d’année avec son sens du but et du dribble, avant d’être suivi par son compère de l’OL, le créatif Hatem Ben Arfa.

Tous trois membres de la génération 1987, ils ont apporté leur pierre au parcours des Bleus dans les qualifications pour l’Euro, conclu par une deuxième place dans le groupe B derrière l’Italie. Cette Italie que les Français aiment détester et qu’ils retrouveront en juin dans leur poule.

Nasri a par exemple inscrit le but de la précieuse victoire 1-0 contre la Géorgie en juin. Benzema et Ben Arfa ont quant à eux notamment participé au récital offensif aux Iles Féroé (6-0) en octobre.

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En quelques matches, Nasri et Benzema, respectivement passeur et buteur dès leur première sélection contre l’Autriche en mars en amical, se sont même hissés au rang de candidats à une place de titulaire à l’Euro.

Si l’un d’eux – ou les deux – devait jouer en juin en Suisse et en Autriche, ce ne devrait pas être aux dépens de Thierry Henry.

Le néo-Barcelonais est devenu en octobre contre la Lituanie le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France, son doublé à Nantes lui permettant de dépasser les 41 buts de Michel Platini sous le maillot bleu.

Henry a encore trouvé le chemin des filets en Ukraine pour porter son total à 44 buts.

COUPET BIEN SEUL

Ce potentiel offensif ne peut toutefois faire oublier que la force des Bleus réside dans leur capacité à défendre, comme l’a rappelé le 0-0 obtenu à Milan en septembre. Ils ont ainsi terminé les qualifications pour l’Euro avec la meilleure défense de tous les groupes, à égalité avec la République tchèque et les Pays-Bas.

Des failles sont pourtant apparues dans la cuirasse française.

L’équipe de France est sûre de posséder en Grégory Coupet un gardien de classe internationale. Elle n’est pas certaine d’en avoir d’autres.

En l’absence du portier lyonnais blessé, Mickaël Landreau puis Sébastien Frey ont tous deux subi les foudres des critiques.

Le premier a été mis en cause sur le but de James McFadden lors de la victoire de l’Ecosse en septembre au Parc des Princes – l’une des deux défaites françaises de l’année en 12 matches avec le revers contre l’Argentine en février. Le second s’est attiré des reproches avec sa bourde en Ukraine pour sa première sélection.

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Moins spectaculaire qu’en attaque, l’éventail des choix offerts à Raymond Domenech en défense s’est tout de même aussi étoffé en 2007.

Polyvalent et fiable, Julien Escudé constitue désormais une solution de remplacement crédible aussi bien sur les côtés qu’au sein de la charnière centrale, où Lilian Thuram s’est parfois montré à la peine.

Et au milieu de terrain, Lassana Diarra et surtout Jérémy Toulalan ont su combler le vide souvent laissé par le capitaine Patrick Vieira, régulièrement blessé.

Une addition de talents ne fait cependant pas une équipe et Raymond Domenech veut croire que le périple rocambolesque aux Iles Féroé, avec atterrissage quelques heures avant le coup d’envoi, a forgé chez les Bleus un esprit de corps nécessaire à la réalisation des plus grandes ambitions.

[Reuters via LeMonde.fr]


OL : le Real Madrid en contact avec Hatem Ben Arfa !

décembre 28, 2007

Ramon Calderon, le président du Real Madrid, a affirmé que son club n’envisageait pas pour l’instant d’être présent sur le marché des transferts cet hiver. Or, la cellule de recrutement est cependant en pleine activité.

En effet, les émissaires de la Casa Blanca préparent déjà la saison prochaine, et le responsable de recrutement des joueurs étrangers, Julen Lopetegui, a déjà positionné en bonne place sur sa liste la paire lyonnaise Hatem Ben Arfa-Karim Benzema.

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Si l’acquisition du buteur rhodanien risque de tourner au casse-tête, celle du milieu offensif gauche de 20 ans semble beaucoup plus avancée. En effet, le quotidien espagnol As indique que Lopetegui a supervisé Ben Arfa à plusieurs reprises et aurait même eu des contacts à plusieurs reprises, notamment des conversations téléphoniques avec Frédéric Guerra, l’agent du jeune international, mais également du Madrilène et ancien Lyonnais Mahamadou Diarra… La direction technique aurait par ailleurs déjà donné son approbation sur ce transfert.

Le club a fréquemment indiqué vouloir conserver Benzema une voire deux saisons supplémentaires, mais l’avenir de Hatem Ben Arfa n’a été que trop peu souvent évoqué. Sous contrat jusqu’en 2010 alors que son compère a déjà prolongé jusqu’en 2012, le successeur de Malouda sur côté gauche des sextuples champions de France risque de ne pas faire de vieux os à Tola Vologe si une offre en vue du mercato estival parvenait sur le bureau de Jean-Michel Aulas.

Ben Arfa est-il prêt à quitter l’OL pour tenter de s’imposer dans l’un des plus grands clubs du monde ? Le Real concrétisera-t-il son intérêt par une offre concrète ? JMA résistera-t-il aux assauts de la Maison Blanche ? Le processus est lancé, mais l’issue du dossier est plus qu’incertaine. [ footmercato]


Le onze idéal des matchs aller de la L1

décembre 27, 2007

Voici le onze idéal de la ligue 1 pour l’Equipe, après la phase aller:

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Mandanda
(Marseille)

 

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Lichtsteiner
(Lille)

 

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Puygrenier
(Nancy)

 

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Traoré (Auxerre)

 

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Mater
(Valenciennes)

 

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Kim
(Nancy)

 

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Toulalan
(Lyon)

 

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Berenguer
(Nancy)

 

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Juninho
(Lyon)

 

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Elmander
(Toulouse)

 

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Benzema
(Lyon)